La rénovation désigne les opérations par lesquelles un bâtiment ou l'un de ses éléments voit sa condition améliorée, par l'utilisation de matériaux neufs, modernes en remplacement des parties endommagées ou obsolètes. Le plus souvent il s'agit d'une construction neuve après démolition totale. Cette démolition fait différer la rénovation de la restauration, remise en l'état initial, et de la réhabilitation, qui a pour but de rouvrir un lieu fermé, ou ouvert mais pas aux normes les plus récentes. Une rénovation fait parfois partie d'un plan de reconversion ou de restructuration.
Il peut s'agir d'un quartier ou d'une ville ; on parle alors de rénovation urbaine (avec en France une Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ou de renouvellement urbain, éventuellement dans le cadre de la ville reconstruite sur elle-même pour limiter la périurbanisation et ses effets environnementaux et fonciers néfastes.
Une rénovation bien pensée et bien conduite peut considérablement améliorer l'efficience énergétique d'un bâtiment (voire le rendre positif en énergie, et éventuellement intégrer une dimension biodiversité/puits de carbone et adaptation au changement climatique. Mais elle est aussi source de flux de matériaux, d'énergie, d'eau et de déchets pouvant être plus ou moins bien gérés. Mi-2017 Promotelec a lancé un nouveau « « Label rénovation responsable » » pour valoriser l’impact carbone de l'exploitation du bâtiment ; complétant le label « Label énergie positive et réduction carbone E+C » qui prend lui en compte l’impact carbone dans la construction neuve.
La « RT élément par élément » impose des niveaux de performance spécifiques pour chacun des éléments faisant l'objet de la rénovation, alors que la « RT globale » impose une performance globale du bâtiment en matière de consommation énergétique.
L'approche globale, avec recours à des experts en rénovation énergétique semble donner les meilleurs résultats, sur le plan des performances et du respect de la loi. Mais les modèles actuels excluent ou tiennent peu compte de paramètres déterminant dont dans le bâti ancien (comportement hygrométrique du bâtiment et des matériaux, inertie thermique des matériaux, usages du bâtiment) ; Aussi l'état de l'art du milieu du BTP et les doctrines des experts (bureau d'étude thermique) évoluent rapidement. Un programme «Habiter mieux» de l'ANAH soutient en France la lutte contre la précarité énergétique : 13 000 logements ont été rénovés de 2011 à septembre 2012, soit 30 000 foyer aidés, mais pour seulement 1/10e de l'objectif (300 000 logements rénovés avant 2017), avec selon l'ANAH un gain énergétique moyen de 39 % (14 points de plus que le seuil des 25 % exigé par le programme). Les ménages ciblent d'abord l’isolation des combles, les performances de chauffage, avant le changement des portes et fenêtres (moins impactants). De de 2011 à septembre 2012, 23,74 millions € de primes « Investissement d'Avenir » ont généré 234,6 millions € de travaux selon l'ANAH2.
Elle varie selon les époques et les pays. A titre d'exemple en France, les « travaux de rénovation importants » font dans le cadre de la loi Grenelle II (de 2010) l'objet d'une attention particulière. Un décret en Conseil d'État, après avis de l'Autorité de la concurrence, doit encore préciser la notion de « travaux de rénovation importants »
C'est la partie de la rénovation qui concerne les économies d'énergie et le respect de la "Réglementation Thermique Existant" (RT Existant), qui définit les niveaux de performance énergétique à atteindre. En fonction de la SHON, du coût des travaux et de l'année de construction du bâtiment Sources : wikipedia